Quelqu'un a du nous entendre de la-haut et a déclenché une tempête pour soulager nos coups de soleil. Mais le vent à décorner un zébu, le ciel bas chargé d'électricité et les rafales de pluie ne nous empêcheront pas d'aller déjeuner dans le nord de l'île et en particulier le village de Bai Thom. Nous constatons une nouvelle fois que les travaux de voirie avancent à grands pas et versons une larme devant notre petit pont de bois aujourd'hui éventré.
Il reste encore fort heureusement des kilomètres sauvages de pistes rouges qui, contrastant avec la végétation vert émeraude de la jungle, nous offre le sentiment d'être seuls au monde.
Le nord de l'île reste assez préservé par le tourisme de masse et la pluie aidant nous nous réfugions avec les coqs dans un petit café typique du Vietnam où les enfants sont toujours surpris de voir des longs nez.
Arrivés à Bai Thom nous nous installons dans un petit restaurant isolé au bord de la mer où, dégustant quelques calamars grillés, nous assisterons à une performance plutôt sonore de karaoké, sport national chez les viets mais pas toujours du meilleur effet.
Sur le chemin du retour nous passons saluer notre copine poivrière Pham Thi Quyinh dont nous voyons grandir chaque année le petit garçon Duong Kien Van, et faire le plein du célèbre poivre dont nous ne pouvons pas nous passer à Paris (ceux qui sont venus dîner chez nous le savent bien).
Phu Quoc est le principal producteur de poivre du Vietnam en qualité. Il est cultivé de façon artisanale dans de nombreuses fermes, récolté à la main, séché sur place au soleil puis exporté dans de nombreux pays dont l’Europe qui est le marché plus important (200€ le kilo à Paris !)
Très parfumé, il en existe trois variétés : le noir, le rouge et le gris.
Mélangé à un petit jus de citron vert, il sublime coquillages et crustacés et pas seulement sur la plage abandonnée.
L'occasion aussi de découvrir deux nouveaux fruits, la sóry (proche de la cerise) et le mâm (entre la pomme et la poire, avec un petit acide), délicieux avec du poivre !
De retour chez Bô nous retrouvons une mer déchaînée digne d'Hossegor en drapeau vert mais quand même ...
Et comme nous sommes des aventuriers que rien n'arrête à nous la baignade !
Puis repos, gouter (ah le pancake banane chocolat !), repos et enfin dîner tranquille en compagnie de notre hôte Régis et des délicieux mets de sa cuisinière. On l'aura un jour, on l'aura !






















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